Réponse courte : « oui, en théorie, on pourrait répondre que tout peut se soigner avec l’énergie ». Pourquoi ? Parce que tout est énergie, tout est vibration. Le corps, les pensées, les émotions, les organes, les mémoires, les relations, les lieux : tout porte une fréquence. On cite souvent cette idée attribuée à Nikola Tesla : pour comprendre l’univers, il faudrait penser en termes d’énergie, de fréquence et de vibration. Et dans cette vision, la maladie ou le déséquilibre peuvent être vus comme une perturbation vibratoire, une forme de dissonance dans le système.
Si tout est vibration, alors réinformer la vibration défaillante devrait, théoriquement, permettre de rééquilibrer l’ensemble. Mais entre la théorie et la pratique, il y a une différence essentielle. Car pour qu’un travail énergétique soit réellement transformateur, il ne suffit pas de « mettre de l’énergie » ou de chercher à procurer du bien-être. Il faut comprendre ce qui est déséquilibré, pourquoi cela l’est, et à quel niveau il faut intervenir en ayant la bonne approche : purifier, réinformer, charger, dynamiser, etc.
Oui, tout est énergie, mais encore faut-il agir au bon endroit
Dans une approche énergétique profonde, un symptôme n’est pas seulement un problème local à faire disparaître, c’est un des Credo de la santé naturelle holistique. Au contraire, c’est souvent l’expression visible d’un déséquilibre profond. Une fatigue chronique, une douleur récurrente, une émotion qui revient sans cesse, une sensation de blocage dans la vie…tout cela peut être la manifestation présente d’une structure désaccordée en amont.
Autrement dit, ce que vous ressentez aujourd’hui n’est pas toujours né aujourd’hui. Même si cela peut évidemment tout de même être le cas !
C’est là qu’intervient une idée fondamentale. Celle que l’énergie n’est pas limitée par la temporalité comme l’est la matière. Elle peut agir sur des structures passées, sur des mémoires, sur des empreintes qui continuent d’influencer le présent. On peut littéralement, remonter dans le temps pour scanner le vécu de la personne et intervenir dessus (pas le changer, agir dessus).
Si la cause profonde d’un déséquilibre est encore active dans le champ de la personne, alors travailler uniquement sur ce qui se manifeste ici et maintenant peut soulager, mais pas forcément résoudre. C’est un peu comme essuyer de l’eau sur le sol sans réparer la fuite qui en est à l’origine…
Le vrai enjeu : remonter à la cause du déséquilibre
Dans la pratique, tout dépend donc de la finesse du praticien. Peut-il percevoir la logique du déséquilibre ? Peut-il sentir si le problème est surtout physique, émotionnel, mental, spirituel, transgénérationnel ou lié à une vie antérieure ? Peut-il poser une intention juste, précise, cohérente avec ce que le corps ou le champ demandent réellement ?
Car l’intention compte. En énergétique, on ne travaille pas seulement avec une « quantité » d’énergie, mais avec une direction, une information, que l’on appelle « intention ». Deux praticiens peuvent faire un soin sur une même personne, avec des résultats très différents, simplement parce que l’un travaille sur la couche de surface (portant le symptôme) et l’autre sur la couche profonde (porteuse de la mémoire qui cause le déséquilibre).
Si le praticien agit uniquement sur la structure présente de l’être, il peut évidemment y avoir un apaisement réel. Vous dormez mieux, vous vous sentez plus léger(e), plus calme, en meilleure forme, plus aligné(e). Mais si la structure causale n’a pas été rééquilibrée, le désordre peut réapparaître après quelque temps. C’est souvent ce qui explique ces périodes de mieux-être suivies d’une rechute ou du retour des mêmes schémas. Sans oublier l’importance pour le consultant de changer lui-même son environnement de vie, pour ne plus retomber dans les mêmes pièges ou schémas problématiques.
Pourquoi certains soins soulagent sans transformer durablement
Comme nous en parlions à l’instant : après un soin, beaucoup de personnes se sentent merveilleusement bien pendant quelques jours ou quelques semaines, puis les anciens déséquilibres reviennent. Cela ne veut pas dire que le soin ne servait à rien. Cela veut souvent dire qu’il a agi sur une couche bien concrète, mais pas encore sur la couche la plus déterminante.
On pourrait dire qu’il existe plusieurs profondeurs d’action. Certaines interventions énergétiques harmonisent l’état général en travaillant essentiellement le plan « énergétique » justement, comme c’est souvent le cas avec le magnétisme. Mais qu’en est-il des plans émotionnel, mental et spirituel, par exemple ?
Dans cette vision, « soigner avec l’énergie » n’est pas aussi simple que de seulement à remettre du « courant » dans un système fatigué (même si ce simple fait peut grandement aider). Il y a une vraie réflexion d’accompagnement derrière et d’analyse systémique sur le base de connaissances solides. Il s’agit de retrouver l’information juste, celle qui permet au vivant de se réorganiser correctement. Et cela demande de la lecture, de la présence, de l’écoute, des connaissances et beaucoup d’humilité.
Une vision exigeante, mais cohérente de la guérison énergétique
Dire que tout est énergie est une manière de comprendre que la matière elle-même repose sur une organisation vibratoire. Dans cette logique, la guérison énergétique n’est pas absurde. Elle devient même profondément cohérente et, disons-le, universelle.
Mais elle demande plus qu’un simple « envoi d’énergie ». Elle demande de travailler avec justesse sur la cause, y compris quand cette cause appartient à une structure passée encore active dans le présent. Sans cela, on obtient parfois du confort, mais pas toujours une transformation durable.
Alors peut-on tout soigner avec l’énergie ? Encore une fois : théoriquement, oui. En pratique, cela dépend de la capacité du praticien, mais aussi de celle du consultant, qui doit être à même de recevoir ce qui lui est proposé. Car un soin n’est jamais « forcé » dans un système, au contraire, il lui est « proposé » et il décide ce qui est bon à intégrer et ce qui ne doit pas l’être (en fonction de l’avancement du consultant).