L’alimentation sensorielle : manger selon ses sens

Il y a peu, j’ai découvert les travaux de Dominique Guyaux, un rescapé de la sclérose en plaques. Dominique a traité sa condition grâce à la découverte de l’alimentation sensorielle. Dans cet article, je vais vous partager de quoi il s’agit et comment vous pouvez manger selon vos sens au quotidien.

La clé de l'alimentation sensorielle
La vidéo complète explicative de Dominique Guyaux

Qu’est-ce que l’alimentation sensorielle ?

L’alimentation sensorielle est une façon de s’alimenter qui repose sur nos facultés sensorielles pour choisir quoi manger. C’est un modèle qui repose sur des informations qui viennent de l’intérieur de l’organisme d’un individu. Ce modèle alimentaire fonctionne uniquement pour les aliments consommés crus.

A l’inverse, l’alimentation « culinaire » repose davantage sur des informations qui viennent de l’extérieur de l’organisme d’un individu (culture, éducation, etc.).

Dans l’alimentation sensorielle, Dominique Guyaux définit 3 grands groupes d’aliments :

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  • Permanents.
  • Saisonniers.
  • Aléatoires.

Cette classification se base sur le mode alimentaire originel de l’Homme, qui n’avait pas accès à nos ressources modernes dans la nature, notamment en termes de disponibilité des ressources. Certains aliments étaient disponibles toute l’année (les permanents), d’autres étaient disponibles uniquement à certains moments de l’année (les saisonniers) et d’autres encore n’étaient disponibles qu’occasionnellement (les aléatoires).

Ce modèle alimentaire ayant été le seul et unique que nous ayons suivi sur plusieurs millions d’années, d’après Dominique Guyaux, notre système sensoriel s’est construit et développé sur la base de ces paramètres de disponibilité de la nourriture. Il serait donc capable d’identifier nos besoins profonds.

A qui s’adresse l’alimentation sensorielle ?

L’alimentation sensorielle n’est pas réservée à ceux qui mangent exclusivement cru (crudivores). Ce que j’aime dans l’approche de Dominique Guyaux, c’est qu’elle est intégrative. Oui, vous pouvez utiliser l’alimentation sensorielle même si vous mangez une faible proportion d’aliments crus. Ce faisant, les quelques fois où vous mangez cru, vous choisirez toujours ce dont votre corps a le plus besoin.

Comment fonctionne l’alimentation sensorielle ?

L’alimentation sensorielle nous invite à nous connecter à nos sens pour savoir si notre corps a besoin d’un aliment ou non. Il existe cependant des lignes directrices à connaître.

1. Les catégories d’aliments

L’alimentation sensorielle de Dominique Guyaux définit des catégories d’aliments :

  • Les permanents, comme les légumes, sont là toute l’année. Notre corps a donc un attrait faible (appel faible) pour ceux-ci et un besoin de s’arrêter de les manger dans un repas fort (arrêt fort).
  • Les saisonniers, comme les fruits, sont là une fois par an. Notre corps a donc accumulé des « micro-carences » à leur égard. Ils génèrent donc un appel moyen et un arrêt moyen puisque la saison dure tout de même plusieurs mois.
  • Les aléatoires, comme le miel ou les protéines animales, sont rares et imprédictibles. Notre corps a donc accumulé des carences à leur égard. Ils génèrent donc un appel fort et un arrêt faible, puisqu’on ne sait pas quand on pourra en trouver de nouveau.

Pour résumer :

Aliments permanentsAliments saisonniersAliments aléatoires
Appels faibles / Arrêts fortsAppels moyens / Arrêts moyensAppels forts / Arrêts faibles

2. L’organisation d’une journée

Idéalement, dans une journée d’alimentation sensorielle complète (crue donc), il convient de ne manger qu’un seul aliment par repas et n’appartenant qu’à une seule catégorie. Cela permet notamment d’optimiser la digestion. Cet aliment doit être sélectionné à chaque fois de la même manière et en suivant le rythme 2-2-1 :

  • 2 repas dans la journée où je vais sélectionner un aliment parmi les permanents,
  • 2 repas dans la journée où je vais sélectionner un aliment parmi les saisonniers,
  • 1 repas dans la journée où je vais sélectionner un aliment parmi les aléatoires.

3. La sélection d’un aliment

Afin de sélectionner vos aliments de la manière la plus pure qui soit, il convient de vous couper de toute identification possible.

  1. Tout d’abord, commencez donc par vous munir de récipients identiques et opaques. Les échantillons d’aliments qui vont y être disposés ne doivent pas être identifiés par vos yeux (pas de verre transparent donc). L’objectif est de ressentir la réaction physiologique de l’organisme à la suite de la confrontation sensorielle.
    Note : si vous êtes plusieurs, vous pouvez simplement utiliser un bandeau pour vous cacher les yeux. L’autre personne se chargera de vous donner les échantillons à tester sans que vous puissiez les identifier. Cette personne devra avoir les mains propres.
  2. Ensuite, préparez des échantillons d’aliments (quelques morceaux) de la catégorie que vous avez choisie pour votre repas. Par exemple, des échantillons de permanents (légumes). Et placez-les dans vos récipients opaques avant de les couvrir d’un couvercle quelconque.
    Puis, mélangez les échantillons pour ne plus pouvoir les identifier par leur place.
  3. Maintenant, sentez tour à tour chacun des échantillons en fermant les yeux et en cherchant à savoir si vous avez envie de cet aliment. Faites en sorte de ne pas chercher à reconnaître les aliments. Concentrez-vous simplement sur la sensation que l’odeur vous procure. Notez chacun des échantillons après chaque test en mettant un score compris entre -10 (dégoût intense) à +10 (plaisir intense). Le 0 représente la neutralité : aucune attirance, aucune répulsion.
  4. Une fois ceci fait, analysez vos scores sans découvrir les échantillons. En cas d’ex-aequo, il est important de les départager. Pour ce faire, prenez un échantillon dans chaque main et sentez-les à tour de rôle en les passant devant votre nez. Petit à petit, l’un d’eux devrait laisser la place à l’autre (une odeur va s’effacer au profit de l’autre).
  5. Une fois que vous avez un gagnant, vous pouvez le découvrir et vous savez que c’est cet aliment que vous allez devoir manger.

Le fait de manger l’aliment sélectionné devrait combler le besoin de cet aliment au moins pour un certain temps. Si ce n’est pas le cas, c’est que la carence est importante pour certaines molécules que contient l’aliment en question.

Note : l’olfaction est un sens extrêmement puissant et développé chez l’être humain, puisqu’il nous permet d’identifier autour de 1000 milliards d’odeurs… Il ne doit donc pas être pris à la légère !

Pour aller plus loin, si vous n’arrivez pas à sentir l’odeur des aliments ou que vous vous sentez « bloqué » dans votre choix, par manque de pratique ou de fraîcheur des aliments, Dominique nous invite à goûter pour décider.

4. La consommation de l’aliment

Une fois l’aliment sélectionné, il convient maintenant de le manger. Pour ce faire, la meilleure option reste « à la croque » : je le goûte, il est bon, je le mange.

Restez très attentif à vos sensations profondes pour repérer les signaux d’arrêt. Sachez que certains aliments plus forts comme l’ail ou le céleri-rave peuvent très vite envoyer un signal d’arrêt. L’alimentation sensorielle est donc autant sur le choix qualitatif : « J’ai besoin de ça », que quantitatif : « J’ai besoin de cette quantité de ça ».

Note : les appels et arrêts sensoriels ne sont perceptibles que si l’aliment est resté « brut », non transformé, et non mélangé.

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Comment utiliser la sélection sensorielle dans le cadre d’une alimentation « moderne » ?

Comme Dominique l’explique, cette approche peut tout à fait être intégrée dans le cadre d’une alimentation dites « moderne », dans laquelle quelques aliments crus sont consommés. L’objectif est simple : permettre d’identifier notre besoin alimentaire idéal et apprendre à se reconnecter à ses sensations profondes, sans biais culinaire.

Pour ce faire, vous pouvez appliquer le protocole expliqué plus haut, pour vous préparer un repas composé d’un seul aliment idéal pour vos besoins.

Si vraiment l’idée d’un repas de « mono-aliment » vous rebute, vous pouvez vous tourner vers un mélange simple à partir des aliments auxquels vous avez donné de bonnes notes lors du test. N’ajoutez jamais des aliments auxquels vous avez donné des notes inférieures à 0.

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