Il suffit d’ouvrir le placard de la salle de bains un dimanche de rangement pour s’en rendre compte. Derrière la crème du quotidien s’alignent un sérum entamé l’hiver dernier, deux laits corps presque pleins, un masque acheté pour un seul usage et une miniature reçue en cadeau dont personne ne se souvient. Rien de dramatique, mais chacun de ces flacons a été payé, puis oublié.
C’est en novembre et en décembre que les offres sont les plus nombreuses de l’année. Il est tout à fait possible d’en profiter sans remplir un peu plus ce placard, à condition de raisonner à l’envers : partir de ce que vous utilisez réellement, et non de ce qui est en promotion.
Combien de soins utilisez-vous vraiment ?
La réponse tient souvent en trois ou quatre produits : un nettoyant, une crème de jour, un soin de nuit, éventuellement un sérum ou un contour des yeux. Le reste relève de l’envie du moment.
Pour connaître votre rythme, une astuce très simple consiste à noter au feutre la date d’ouverture sous chaque pot. Au moment de le terminer, vous savez combien de semaines il a duré, et donc combien de pots il vous faut réellement jusqu’au printemps. Avec ce chiffre en tête, vous jugez en quelques secondes une offre sur trois crèmes identiques.
Sur certaines pages d’offres saisonnières, à l’image de https://www.ricaud.com/fr-fr/black-friday.htm, les soins sont classés par besoin plutôt que par pourcentage de remise. Il devient alors plus facile de les confronter à votre liste, et de remplacer ce qui arrive à sa fin au lieu d’accumuler ce qui tente.
Le petit pot ouvert, un repère à ne pas négliger
Un soin ne se conserve pas indéfiniment une fois entamé. L’air, la lumière et le contact des doigts altèrent peu à peu la formule, et certains actifs fragiles, comme la vitamine C, s’oxydent plus vite que d’autres. Rangez donc vos pots à l’abri de la chaleur, loin du rebord de fenêtre, et refermez-les aussitôt après usage. Les flacons à pompe, qui limitent le contact de la formule avec l’air, conviennent bien aux textures les plus sensibles. Pour un pot ouvert chaque matin, mieux vaut utiliser une spatule propre que le bout des doigts. C’est aussi pour cette raison que l’étiquette porte l’une de deux mentions.
La réglementation sur l’étiquetage des cosmétiques impose une date de durabilité minimale lorsque le produit se conserve moins de trente mois. Au-delà, c’est le pictogramme du petit pot ouvert qui s’affiche, accompagné d’un nombre de mois : il indique la durée d’utilisation après ouverture. Un « 6M » signifie que le soin se garde six mois une fois entamé, pas davantage.
Mieux vaut en tenir compte avant d’acheter en lot. Trois flacons fermés se conservent, mais il est inutile d’en ouvrir deux en même temps pour « avancer ».
Offrir sans encombrer
Les fêtes coïncident avec les promotions, et le coffret semble alors la solution évidente. Avant de le choisir, demandez-vous ce que la personne utilise déjà. Une amie fidèle à sa crème de nuit sera plus heureuse de recevoir son soin habituel qu’une boîte de cinq miniatures qu’elle rangera au fond d’un tiroir.
Si vous ne connaissez pas sa routine, un produit à usage large reste un choix sûr : une crème pour les mains, un baume pour les lèvres, un gel douche doux. Chacun se termine, ce qui est bien la moindre des choses pour un cadeau.
Et les soins déjà entamés ?
Avant la moindre commande, terminez ce qui peut l’être. Une crème de jour devenue trop riche pour votre peau se recycle très bien en soin des mains ou des coudes. Quant au lait corps oublié, appliquez-le après la douche du soir. Et ce qui a dépassé sa durée après ouverture, ou dont l’odeur a changé, se jette sans regret. Vous repartirez alors vers les offres de décembre avec un placard dégagé et une liste courte, écrite noir sur blanc.
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